© 2010 logo_contro

Addio Pizzo > Palerme

English below

Ass Addio pizzo collectif de commerçants free mafia

Tout a commencé l’été 2004, au cours d’une soirée entre amis. Ils imaginaient ouvrir un pub. Et puis quelqu’un a dit : « et si on nous rackette ? ». En Sicile, le racket s’appelle pizzo. C’est le système par lequel la mafia taxe les commerçants et contrôle le territoire. Le lendemain, Palerme s’est réveillée avec ses murs, ses poteaux électriques, ses cabines téléphoniques couverts d’autocollants sur lequels on pouvait lire :

« Un peuple entier qui paie le pizzo est un peuple sans dignité »

Soudain la ville a semblé se réveiller et réagir. Autour des jeunes qui avaient tapissé la ville de ces autocollants la première nuit, s’est formé peu à peu un autre groupe de jeunes qui partageaient la même idée : tant qu’on cède au racket on n’est pas libre. Parce que, si mon boulanger paie le pizzo, moi aussi, quand j’achète son pain, je donne une partie de mon argent à la mafia et me soumets à elle. C’est ainsi qu’est né le comité Addiopizzo.

Depuis ces premiers autocollants, ils ont fait du chemin. ils ont trouvé notamment un moyen inédit de lutte contre la mafia : la consommation critique antiracket. La campagne « Contre le racket, change tes habitudes » vise à créer un groupe de consommateurs, à Palerme et dans sa région, prêts à soutenir les commerçants qui s’opposent au racket et qui, dominant leur peur, dénoncent leurs racketteurs.

Nous avons eu envi de nous intéresser à ce curieux projet, rencontrer ses acteurs. Entrevoir ces trajets singuliers qui ensemble forme une alternative, réagissent, proposent…

Nous seront donc un mois à Palerme du 14 octobre au 14 novembre 2010.

……………………………………………………………


Ass Addio pizzo –
free mafia storekeepers.

Everything started during a friend meeting in the summer of 2004. they were daydreaming about opening a pub. But then someone said: “What if they ask us for the pizzo?”. In sicily the name of racket is pizzo. It is the system the mafia uses to impose tax and bring territory under their control. The next day, Palermo woke up with walls, light poles and phone booths covered by stickers :

 » Whole people who pays the pizzo are people without dignity « 

Contrary to expectations, the city seemed to wake up and react. Around the ones who had pasted stickers during the first night a group of young people began to gather who shared the same idea. As long as somebody continues to pay the pizzo we will not be free. Because if my baker pays the pizzo, I am giving money to the mafia when I buy bread too, and so I submit myself to the mafia. In this way the Comittee Addiopizzo was born.

Since the first stickers they have gone a long way. Above all, they have found  strategy to fight mafia: critical shopping against pizzo. The campaign “Against pizzo change your shopping habits” wants to create a group of consumers in Palermo and in the region, ready to support businesses who stand up against racket and, overcoming fear, denounce their extorters.

We wanted to understand this curious project, to meet his different actors. Observ those singular ways that together forms an alternativ, react, propose…

We will be in Palermo for a month from 14 october to 14 november 2010

Post a Comment

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>